Si le lancement d’un projet de construction d’un Las Vegas sans
casino, en plein cœur du désert marocain devenait une réalité ? Une
entreprise suisse s’apprêterait à investir 40 milliards de dollars pour
construire un complexe touristique gigantesque à proximité de la ville
de Dakhla.
C’est du moins ce qu’affirme le magazine allemand GTI. Si ce projet,
nommé Alzaman, venait à se concrétiser, le complexe serait finalisé en
2024. Il s’étalerait sur 70 km² et inclurait au moins 16 zones avec des
infrastructures architecturales innovantes (en forme d’aigle et de
sablier géant par exemple), parmi lesquelles des hôtels, centres
commerciaux, médicaux et universitaires et une cité touristique pouvant
recevoir jusqu’à 400 000 hôtes. Derrière l’initiative Alzaman, une
société de consultation et d’investissement suisse, Injaz Invest, créée
en 2009 par un Cheickh saoudien et qui cherche à révolutionner le
secteur du tourisme international et à installer un haut lieu de
rencontre pour les gens issus de cultures différentes. Le groupe
britannique Vitala, un des leaders mondial du conseil dans les secteurs
du loisir, serait également de la partie. Seulement, le côté pharaonique
de ce projet n’a pas manqué de susciter la polémique. Un Las Vegas à la
marocaine, pourquoi faire ? Et surtout destiné à qui ? Même si cette
initiative reste inédite, certains ne peuvent s’empêcher de s’interroger
sur les chances de son succès après les échecs relatifs des mégaprojets
touristiques de Saidia et de Taghazout qui étaient pourtant séduisants
en théorie. D’autres se posent la question du coût et des sommes
faramineuses susceptibles d’être engagées tandis que d’autres projets
prioritaires sont en suspend. Reste que le Maroc voit grand, qu’il
cherche à drainer les capitaux d’investisseurs étrangers, qu’il souhaite
attirer des montants colossaux pour donner à cette initiative une
pointure internationale et que ses perspectives économiques et
culturelles d’avenir sont ambitieuses. C’est pourquoi, en ce sens, le
concept Alzaman répond à ces aspirations. Alors, si l’idée fait rêver et
si la philosophie du groupe instigateur de ce projet semble novatrice,
cette initiative pourrait-elle aboutir et réussir à long terme ? Une
chose est sûre : Alzaman n’a pas fini de faire entendre parler de lui.
Source :Luxeradio
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